On nous montre du parfait un peu partout. Parfois de manière évidente, parfois plus doux, presque simple, mais toujours agréable à regarder.
Je m’en rend compte surtout ici, même dans les images les plus « naturelles », il y a quelque chose de choisi : une lumière, un cadre, un moment précis.
Même la campagne peut devenir une image, calme et douce. Presque trop tranquille pour être tout à fait vraie.
Et pourtant, la vie que je vis ici ne ressemble pas tout à faire à ça. Elle est belle oui, mais pas tout le temps comme sur une image. Elle déborde un peu, elle salit parfois et certains jours, elle fatigue aussi.
Je crois que ce qui m’a plus marquée, ce n’est pas tant ces images… c’est la manière dont je les regardais.
A force, je cherchais à retrouver ça dans ma propre vie. Ce côté fluide, harmonieux, sans accrocs et sur le papier, ça paraissait simple.
Puis j’ai réalisé que ce que je vivais n’étais pas moins bien mais juste moins lissé.
Certains jours sont très fluides et d’autres un peu moins mais maintenant j’accepte les deux.
Ma fille me le rappelle souvent, sans le savoir. Elle ne cherche pas à faire « comme il faut ». Elle est là, complétement, et ça suffit.
Peut-être que le vrai luxe aujourd’hui, ce n’est pas d’avoir la vie parfaite qu’on imagine mais d’arrêter de vouloir la rendre parfaite.
Faire avec ce qu’il y a, sans enlever ce qui dépasse, et trouver une forme d’équilibre là-dedans.
Comme ça…

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