On cherche à savoir qui l’on est, à se définir, à mettre des mots, des cases, des contours.
Peut-être pour se rassurer, peut-être pour se sentir plus stable, plus cohérente. Savoir où l’on commence, où l’on s’arrête.
J’ai longtemps cru que c’était ça qu’il fallait faire. Trouver “qui j’étais vraiment”. Mais plus j’avance, plus ça bouge, plus ça se transforme.
Il y a des parts de moi qui ne vont pas ensemble, des envies qui changent, des élans qui ne sont pas toujours logiques.
Et pendant longtemps, j’ai essayé de rendre tout ça cohérent. De faire en sorte que ça rentre quelque part.
Alors qu’en réalité… ça ne rentre pas. Et peut-être que ce n’est pas le but.
Peut-être que le plus juste, ce n’est pas de se définir mais d’apprendre à être avec. Avec ce qui change, avec ce qui dépasse, avec ce qui ne s’explique pas toujours.
C’est inconfortable parfois parce que ça demande de lâcher ses repères, de ne plus tout maîtriser.
Et ça fait peur, oui.
Mais c’est aussi là que quelque chose s’ouvre, quelque chose de plus vivant, de plus vrai.
Alors j’apprends doucement, à ne plus chercher à être une seule chose, à laisser coexister ce qui est là. Même si ça ne rentre pas, même si ça ne s’aligne pas parfaitement.
Peut-être que c’est ça, au fond.
Trouver son équilibre, pas en choisissant, mais en accueillant.
— comme ça.

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