On peut aimer une vie… sans aimer chaque journée

Il y a des journées où tout semble plus lourd.

Le réveil sonne trop tôt, il pleut dehors, on manque d’énergie, et pourtant, les choses à faire sont déjà là. Les animaux attendent, le travail aussi, alors y va quand même.

Pendant longtemps, je pensais qu’aimer une vie voulait dire aimer chaque instant qui la compose.

Comme si « être à sa place », devait forcément ressembler à quelque chose de fluide, de léger, d’évident.

Mais la réalité est rarement comme ça.

Même dans une vie qu’on aime profondément, il y a des journées de fatigue, des moments de doute, des imprévus, des ras-le-bol aussi.

Et cela ne veut pas forcément dire que l’on s’est trompé de chemin. Je crois qu’on idéalise beaucoup les vies qui semblent simples :

  • la campagne
  • les animaux
  • le travail en extérieur
  • l’autosuffisance

Vu de loin, tout paraît apaisé, mais une vie même belle et pleine de sens reste vivante donc essentiellement changeante, parfois épuisante aussi.

Il y a des jours où je profite pleinement et d’autres où je fais simplement ce qu’il y a à faire, sans grande inspiration, sans grand élan, et finalement… c’est normal.

Avec le temps, j’ai compris quelque chose de simple :

Etre à sa place ne veut pas dire sourire toute la journée, cela veut peut-être juste dire que, même pendant les jours les plus gris, on sait pourquoi on reste.

Je crois donc qu’on peut aimer une vie sans aimer chaque journée, et c’est certainement ça une vie sincère, pas parfaite, pas lisse, mais profondément vivante.

——- Comme ça, alizée

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